{"id":1940,"date":"2024-09-13T21:51:59","date_gmt":"2024-09-13T19:51:59","guid":{"rendered":"https:\/\/pierre-yves-nedelec.fr\/?p=1940"},"modified":"2024-09-13T21:55:04","modified_gmt":"2024-09-13T19:55:04","slug":"les-carnets-de-jonathan-episode-26","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pierre-yves-nedelec.fr\/?p=1940","title":{"rendered":"Les carnets de Jonathan &#8211; \u00e9pisode 26"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"1940\" class=\"elementor elementor-1940\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-836d34a e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"836d34a\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2f5495b6 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"2f5495b6\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\n<p>chapitre 26<\/p>\n\n\n\n<p>Papa ?<\/p>\n\n\n\n<p>Quand le d\u00e9tective canadien entre dans le bureau de Dali di St\u00e9phano, il ne sait pas pourquoi il a \u00e9t\u00e9 si brutalement convoqu\u00e9. A sa connaissance, tout fonctionne comme il l&rsquo;a pr\u00e9vu. Il sait, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de de Courcy, que leur coup de semonce a port\u00e9 au ras de la flottaison. Oc\u00e9ane Monplaisir va \u00eatre expuls\u00e9e vers Qu\u00e9bec dans les tout prochains jours, et, bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas encore actionn\u00e9 la justice canadienne, il est persuad\u00e9 qu&rsquo;elle l\u00e2chera les fameux carnets d\u00e8s le d\u00e9but de la n\u00e9gociation qu&rsquo;il a pr\u00e9vu d&rsquo;avoir avec elle au sein m\u00eame de l&rsquo;a\u00e9roport. Il a pens\u00e9 \u00e0 une monnaie d&rsquo;\u00e9change convaincante, \u00e0 savoir un visa tout neuf pour la France, et le billet d&rsquo;avion qui va avec. Il a d&rsquo;ailleurs amen\u00e9 ces deux pi\u00e8ces avec lui, au cas o\u00f9. Pourtant, il n&rsquo;est pas tranquille. Le secr\u00e9tariat de sa cliente lui a simplement fait savoir que Dali souhaitait le voir le plus t\u00f4t possible, sans autre explication. Or, depuis que l&rsquo;affaire a pris une tournure plus personnelle, entre eux, la demoiselle a toujours fait elle-m\u00eame ses commissions. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du grand amour, non. Mais elle go\u00fbte, semble-t-il, cette ambiance de confidentialit\u00e9 que lui donne le contact direct avec le d\u00e9tective. Le changement subit dans les r\u00e8gles du jeu ne lui dit donc rien qui vaille. Ralenti sur son chemin par les encombrements de circulation, il a beaucoup supput\u00e9, sans v\u00e9ritablement trouver d&rsquo;hypoth\u00e8se susceptible de le satisfaire, la moins inqui\u00e9tante de toutes \u00e9tant que la jeune femme cherche \u00e0 mettre un terme \u00e0 leurs relations priv\u00e9es, un peu avant la conclusion de l&rsquo;affaire, de crainte qu&rsquo;il ne s&rsquo;incruste. Si tel est le cas, tant mieux. Elle est inventive au lit, c&rsquo;est entendu, mais il n&rsquo;appr\u00e9cie que fort peu son caract\u00e8re de cochon. Il n&rsquo;a c\u00e9d\u00e9 que dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de son fonds de commerce. Rien, pourtant, ne permet pour l&rsquo;instant d&rsquo;\u00e9tayer cette hypoth\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;a pas besoin de se pr\u00e9senter au secr\u00e9tariat. A peine est-il entr\u00e9 que la jeune standardiste lui d\u00e9signe la porte de sa patronne d&rsquo;un bref mouvement du menton.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\u00a0\u00bb Allez-y, elle vous attend. Bon courage !\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Bon courage, diable ! \u00c7a sent le roussi. Qu&rsquo;a-t-il donc pu se passer ? Il frappe. Aussit\u00f4t, un aboiement lui commande d&rsquo;entrer. Il pousse la porte et p\u00e9n\u00e8tre dans la pi\u00e8ce. Dali, debout derri\u00e8re sa table de travail, fulmine. Elle lui laisse \u00e0 peine le temps de refermer le lourd vantail derri\u00e8re lui avant d&rsquo;exploser.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\u00a0\u00bb Bravo, monsieur le d\u00e9tective ! On peut dire que vous avez fait du beau travail, en v\u00e9rit\u00e9. Vous avez foutu ma vie et ma carri\u00e8re en l&rsquo;air, avec vos stratag\u00e8mes stupides ! Je suis grill\u00e9e, foutue, vid\u00e9e, vous m&rsquo;entendez ! Je n&rsquo;existe plus. Ah, on peut dire que vous ne faites pas dans la demi-mesure, quand vous vous y mettez ! Et vous disiez que vous aviez tout pr\u00e9vu ! Je n&rsquo;ose imaginer ce qui aurait pu arriver si vous aviez pens\u00e9 avoir oubli\u00e9 un ou deux d\u00e9tails !<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Je ne comprends pas.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; \u00e7a ne m&rsquo;\u00e9tonne pas, vous \u00eates tout juste bon \u00e0 assurer les filatures de femmes adult\u00e8res, voire \u00e0 les aider \u00e0 y plonger, dans l&rsquo;adult\u00e8re, si elles n&rsquo;ont pas d\u00e9j\u00e0 c\u00e9d\u00e9. Un malencontreux baiseur parasite, voil\u00e0 ce que vous \u00eates !\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;homme n&rsquo;a pas pour habitude de se laisser bousculer de la sorte sans r\u00e9agir. Dans un premier temps, il envisage de quitter la pi\u00e8ce, sans autre forme de proc\u00e8s. Mais il est afflig\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9faut r\u00e9dhibitoire : il faut qu&rsquo;il sache ; il est incapable de l\u00e2cher une affaire avant d&rsquo;en avoir d\u00e9couvert tous les ressorts. Or, dans le cas pr\u00e9sent, la situation, jusque-l\u00e0 limpide, semble s&rsquo;\u00eatre s\u00e9rieusement obscurcie \u00e0 son insu. R\u00e9fr\u00e9nant sa premi\u00e8re impulsion, il fait face, et s&rsquo;avance pos\u00e9ment vers le bureau. Regardant Dali au fond des yeux, il ne s&rsquo;arr\u00eate que lorsque le haut de ses cuisses vient s&rsquo;appuyer contre le bord de la table de travail, et se trouve alors dans la m\u00eame posture que la jeune femme, simplement s\u00e9par\u00e9 d&rsquo;elle par le plateau plaqu\u00e9 d&rsquo;\u00e9b\u00e8ne, qui ne doit pas faire plus d&rsquo;un m\u00e8tre de large. La tigresse continue \u00e0 vocif\u00e9rer de plus belle, puisant dans les souvenirs de ses activit\u00e9s ant\u00e9rieures un chapelet d&rsquo;injures \u00e0 faire rougir un l\u00e9gionnaire. Sans se d\u00e9partir de son calme, mais avec une c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 surprenante, il lui d\u00e9coche alors une gifle magistrale, qui l&rsquo;envoie, enfin muette, s&rsquo;\u00e9craser dans son fauteuil. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un simple soufflet, qui eut d\u00e9cupl\u00e9 la fureur de Dali di St\u00e9phano, mais d&rsquo;un coup puissant, qui la laisse interdite, et pantelante. Toujours lentement, il contourne alors le bureau pour s&rsquo;approcher d&rsquo;elle de nouveau. Elle esquisse un geste de d\u00e9fense, mais, au lieu de frapper encore, il se contente de sourire et de r\u00e9p\u00e9ter :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\u00a0\u00bb Je ne comprends pas.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Mat\u00e9e, au bord des larmes, et tout en massant sa joue endolorie, la jeune femme raconte au d\u00e9tective la parade organis\u00e9e par Jacques R\u00e9miniac, et la trahison de ceux qu&rsquo;elle appelle pudiquement les membres de son groupe de travail. Elle explique comment Jean Valjean a obtenu un rendez-vous avec sa direction, et le contrecoup imm\u00e9diat de cette rencontre sur feue sa brillante carri\u00e8re. Comme le d\u00e9tective ne fait toujours pas le lien avec son affaire, elle finit par lui donner en d\u00e9tail la table des mati\u00e8res des deux carnets, \u00e9l\u00e9ment qu&rsquo;elle lui a, jusque-l\u00e0, tenu soigneusement cach\u00e9, et, de fil en aiguille, reconstruit pour lui, en pleurnichant, l&rsquo;organisation mise sur pied par Jonathan \u00e0 son profit. Quand enfin, arriv\u00e9e au bout de son r\u00e9cit, elle se tait, l&rsquo;homme la regarde avec une sorte d&rsquo;attendrissement, celui que l&rsquo;on peut lire dans les yeux d&rsquo;un lion quand ils se posent sur sa proie. Il est un peu triste de cette mort sociale annonc\u00e9e, mais ne peut se permettre de laisser ternir sa r\u00e9putation. Alors, toujours souriant, avec une voix douce, mais pr\u00e9cise, il lui explique sans se presser qu&rsquo;elle n&rsquo;a que ce qu&rsquo;elle m\u00e9rite, et que l&rsquo;on ne peut pas vouloir man\u0153uvrer impun\u00e9ment la totalit\u00e9 du genre humain.<\/p>\n\n\n\n<p>-\u00ab\u00a0Les plus grands g\u00e9nies\u00a0\u00bb, lui dit-il, \u00ab\u00a0ont tous eu la sagesse d&rsquo;avoir au moins un ami, \u00e0 qui confier leurs espoirs et leurs doutes. Ils ont tous organis\u00e9 un clan, plus ou moins important, autour d&rsquo;eux. Les membres de ce clan \u00e9taient investis de la plus parfaite confiance par leur leader. J&rsquo;ai essay\u00e9 d&rsquo;\u00eatre pour vous, dans l&rsquo;affaire qui nous concerne, l&#8217;embryon de ce clan qui vous manque aujourd&rsquo;hui terriblement. Mais vous n&rsquo;avez pas su me faire confiance. Vous m&rsquo;avez cach\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments de votre fragilit\u00e9, le seul d\u00e9faut de votre cuirasse. Si j&rsquo;avais su cela plus t\u00f4t, nous aurions proc\u00e9d\u00e9 d&rsquo;une toute autre fa\u00e7on. Mon m\u00e9tier, mademoiselle di St\u00e9phano, c&rsquo;est de pr\u00e9voir les r\u00e9actions de mes adversaires un peu plus vite qu&rsquo;eux. C&rsquo;est une chose que je fais tr\u00e8s bien. Je ne me suis jamais tromp\u00e9. Jamais. En me taisant ces informations, vous avez vous-m\u00eame creus\u00e9 votre tombe. Puisse cette le\u00e7on vous \u00eatre profitable. Je vous salue, mademoiselle, et je vous souhaite bonne chance, vous en aurez besoin. Un dernier conseil, pendant que j&rsquo;y pense. Pour votre joue, vous devriez essayer la teinture d&rsquo;arnica. Mais tout de suite, sans quoi j&rsquo;ai bien peur en effet qu&rsquo;elle ne soit vraiment tr\u00e8s enfl\u00e9e ce soir.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ces derniers mots, il tourne le dos \u00e0 la jeune femme et s&rsquo;en va, sans attendre de sa part la moindre r\u00e9partie, toujours souriant, vers de nouvelles aventures.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00ab\u00ab\u00ab\u00ab<\/p>\n\n\n\n<p>-\u00ab\u00a0Reconnu, c&rsquo;que \u00e7a veut dire ?\u00a0\u00bb demande le type, compl\u00e8tement abasourdi, \u00e0 l&rsquo;avocat. J\u00e9r\u00f4me, estimant sans doute que son auditoire est enfin \u00e0 point, se l\u00e8ve, tire machinalement sur l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de ses manches, comme s&rsquo;il en remettait le pli en place, et commence son explication.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\u00a0\u00bb Le terme \u00ab\u00a0reconnaissance\u00a0\u00bb, mon cher monsieur, poss\u00e8de plusieurs significations dans la langue fran\u00e7aise. Nous l&rsquo;utilisons aujourd&rsquo;hui dans son acception juridique. Il indique alors qu&rsquo;une personne, il s&rsquo;agit en g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;un homme, bien que ce ne soit pas une r\u00e8gle absolue, d\u00e9clare qu&rsquo;il est le p\u00e8re, ou plus rarement la m\u00e8re, d&rsquo;un enfant dont l&rsquo;origine \u00e9tait jusqu&rsquo;alors au moins partiellement inconnue. Nous parlons, dans ce cas, d&rsquo;une reconnaissance de paternit\u00e9, ou, \u00e9ventuellement, de maternit\u00e9. Cet acte peut \u00eatre le r\u00e9sultat d&rsquo;une proc\u00e9dure judiciaire engag\u00e9e par l&rsquo;enfant, ou pour son compte, \u00e0 l&rsquo;encontre du g\u00e9niteur suppos\u00e9. Il y a alors poursuite en reconnaissance de paternit\u00e9, proc\u00e9dure qui entra\u00eene des examens sanguins dont le r\u00e9sultat est incontestable. Il peut aussi, et c&rsquo;est le cas qui nous int\u00e9resse, \u00eatre le fait d&rsquo;un heureux concours de circonstance. Monsieur R\u00e9miniac, qui m&rsquo;accompagne aujourd&rsquo;hui, a effectu\u00e9 un court s\u00e9jour au Canada, entre le mois de d\u00e9cembre 1958 et le mois d&rsquo;avril 1959, afin de compl\u00e9ter son cycle d&rsquo;\u00e9tudes. Il y fit la connaissance d&rsquo;une jeune fille, \u00e9tudiante comme lui, avec laquelle il eut des relations charnelles. Lorsqu&rsquo;il revint en France, il mit fin \u00e0 ce qui, dans son esprit, avait toujours \u00e9t\u00e9 une liaison sans lendemain. Il partit ensuite assez rapidement en Alg\u00e9rie, puis se maria, et v\u00e9cu une vie somme toute assez banale pendant pr\u00e8s de trente-quatre ans. Ce que monsieur R\u00e9miniac ignorait, c&rsquo;est que, de sa courte liaison canadienne, \u00e9tait n\u00e9e une petite fille. La jeune m\u00e8re, malade, avait bien essay\u00e9 de retrouver le p\u00e8re de son enfant, mais elle mourut avant d&rsquo;y parvenir. La petite fille, alors \u00e2g\u00e9e de six mois, fut recueillie par un couple de pasteurs, et grandit normalement dans cette famille d&rsquo;adoption. Cette demoiselle, en triant, tout derni\u00e8rement, des vieux papiers qui appartenaient \u00e0 sa d\u00e9funte g\u00e9nitrice, y trouva l&rsquo;identit\u00e9 de son p\u00e8re. C&rsquo;est pourquoi elle d\u00e9barqua en France, il y a quelques semaines. Depuis, monsieur R\u00e9miniac a d\u00e9cid\u00e9 de v\u00e9rifier le bien-fond\u00e9 de cette histoire. Il est donc retourn\u00e9 au Canada effectuer quelques recherches, en laissant cette demoiselle et sa fille \u00e0 la garde de ses domestiques. Il est rentr\u00e9 hier de ce voyage, qui lui a permis d&rsquo;\u00e9tablir, de fa\u00e7on formelle, que mademoiselle Oc\u00e9ane Monplaisir est effectivement sa fille. Jugez de son angoisse quand, alors qu&rsquo;il s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 lui faire part de cette extraordinaire nouvelle, il d\u00e9couvrit que cette jeune personne avait \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9e par la gendarmerie ! Sans perdre de temps, il prit contact avec son conseil, ici pr\u00e9sent, et vint aussit\u00f4t effectuer les d\u00e9marches n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;officialisation de sa reconnaissance de paternit\u00e9, ce qui fut fait cet apr\u00e8s-midi, comme j&rsquo;ai eu l&rsquo;honneur de vous l&rsquo;apprendre tout \u00e0 l&rsquo;heure. Voici comment, depuis aujourd&rsquo;hui, \u00e0 dix-sept heures et des poussi\u00e8res, mademoiselle Monplaisir s&rsquo;appelle R\u00e9miniac, est de nationalit\u00e9 fran\u00e7aise, et se trouve, par cons\u00e9quent, retenue ind\u00fbment par vos services dans ce camp de transit.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Ah ben \u00e7a !<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Je ne vous le fais pas dire.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; On se croirait \u00e0 la t\u00e9l\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Si vous voulez. Il importe de savoir quelle sera mainte\u00adnant votre attitude. Peut-on compter, en cette affaire, sur votre compr\u00e9hension, et, partant, sur votre collaboration, ou allez-vous, par une attitude irresponsable, contraindre cette demoi\u00adselle \u00e0 rester une nuit suppl\u00e9mentaire dans ce lieu sordide, ce qui nous conduirait, bien \u00e9videmment, \u00e0 porter plainte, comme je vous l&rsquo;ai pr\u00e9c\u00e9demment indiqu\u00e9 ?\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;homme est sonn\u00e9. Il reste affal\u00e9 sur sa chaise, les bras ballants, r\u00e9p\u00e9tant \u00e0 qui veut l&rsquo;entendre sa litanie de \u00ab\u00a0ah ben \u00e7a\u00a0\u00bb. Puis il se gratte de nouveau le dessus du cr\u00e2ne, descend sur le menton, et prend, avec une visible difficult\u00e9, une d\u00e9cision. Il d\u00e9croche le t\u00e9l\u00e9phone qui seul meuble le bureau, compose un nombre \u00e0 deux chiffres, et, apr\u00e8s un nouveau coup d&rsquo;\u0153il au contenu du grand cahier noir, demande \u00e0 une personne inconnue de lui amener tout de suite la petite dame du 308 et sa fille. Il raccroche l&rsquo;appareil et annonce, en regardant ses trois interlocuteurs :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\u00a0\u00bb Elles descendent. On va pouvoir v\u00e9rifier tout \u00e7a.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le temps qu\u2019arrivent les deux recluses, le chef-gardien-de-nuit se lance dans un pan\u00e9gyrique du centre dont il a la responsabilit\u00e9, et de son organisation. C\u2019est ainsi que les trois visiteurs apprennent que le b\u00e2timent, qui est effectivement un ensemble H.L.M. v\u00e9tuste, r\u00e9quisitionn\u00e9 par l\u2019administration, est inhabit\u00e9 sur ses deux premiers niveaux, qui abritent des salles d\u2019activit\u00e9s exclusivement utilis\u00e9es de jour. Les \u201ctransitaires\u201d se voient allouer un appartement, de taille th\u00e9oriquement adapt\u00e9e \u00e0 la structure du groupe social \u00e0 h\u00e9berger, dans les niveaux sup\u00e9rieurs, dont les acc\u00e8s sont s\u00e9v\u00e8rement gard\u00e9s pendant la nuit. Dans la journ\u00e9e, le syst\u00e8me de surveillance descend de deux \u00e9tages pour emp\u00eacher toute communication avec l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>Tandis que le petit bonhomme moustachu poursuit sa description, Jacques essaie d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de pr\u00e9voir la r\u00e9action que pourra avoir Oc\u00e9ane en le d\u00e9couvrant, afin d\u2019y trouver une \u00e9ventuelle parade. Il a senti le fonctionnaire particuli\u00e8rement soup\u00e7onneux, et craint un impair de la jeune femme, qui ignore tout de son initiative. D\u2019un mot, elle peut tout faire \u00e9chouer, et se retrouver, papiers en r\u00e8gle ou pas, r\u00e9exp\u00e9di\u00e9e \u00e0 Qu\u00e9bec, le temps pour l\u2019administration, dans son omnipotent immobilisme, de d\u00e9cider que, finalement, elle peut effectivement faire valoir sa nouvelle nationalit\u00e9 pour revenir s\u00e9journer en France. Une affaire de quelques ann\u00e9es, quoi. L\u2019id\u00e9al serait qu\u2019il parle le premier, mais pour dire quoi ? Il en est encore \u00e0 se poser des questions lorsque le t\u00e9l\u00e9phone \u00e9met une sorte de r\u00e2le de sonnette phtisique en phase terminale. Le fonctionnaire s&rsquo;interrompt, d\u00e9croche, \u00e9coute avec attention, acquiesce, puis raccroche. Il se l\u00e8ve, aussit\u00f4t imit\u00e9 par J\u00e9r\u00f4me, et explique que la rencontre aura lieu dans le hall, en pr\u00e9sence du gardien d\u2019\u00e9tage et de lui-m\u00eame. Les quatre hommes quittent donc le petit bureau pour gagner le centre du vestibule. De l\u00e0, ils entendent des pas descendre l\u2019escalier. Ceux, lourds, du gardien, marquent la cadence. Ils sont accompagn\u00e9s par les claquements nets des talons d\u2019Oc\u00e9ane, et le petit galop caract\u00e9ristique que produisent les enfants qui gambadent en tenant la rampe d\u2019une main. La petite fille d\u00e9bouche en t\u00eate sur le dernier palier interm\u00e9diaire, et d\u00e9couvre ses visiteurs du soir. Elle reste un moment interdite, puis, se tournant vers l&rsquo;arri\u00e8re, elle lance \u00e0 sa m\u00e8re :<\/p>\n\n\n\n<p>-\u201c Chouette, maman, c\u2019est Papy Jacques !\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Puis elle se jette en courant dans l\u2019escalier jusqu\u2019\u00e0 son grand-p\u00e8re, qui s\u2019est agenouill\u00e9 en b\u00e9nissant int\u00e9rieurement la petite fille de l\u2019avoir appel\u00e9 ainsi. Jacques se rel\u00e8ve, la petite toujours accroch\u00e9e \u00e0 son cou. Il regarde le gardien, apparem\u00adment \u00e9branl\u00e9 par la spontan\u00e9it\u00e9 de la gamine, et d\u00e9cide alors de passer la deuxi\u00e8me couche, juste au moment que choisit Oc\u00e9ane pour arriver \u00e0 son tour. Elle a dans les yeux toutes les questions du monde, mais, dans le doute, s\u2019abstient de se laisser aller \u00e0 en laisser \u00e9chapper simplement une. Jacques fait les deux derniers pas qui les s\u00e9parent encore avec un grand sourire, puis il ouvre largement le bras droit, le gauche servant d\u2019\u00e9tai au fondement de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, et serre fermement la jeune femme, interdite, en disant distinctement, plus pour le gardien que pour elle :<\/p>\n\n\n\n<p>-\u201c \u00c7a y est, ma ch\u00e8re enfant, j\u2019ai trouv\u00e9 tout ce que j\u2019\u00e9tais all\u00e9 chercher au Canada. D\u00e9sormais, nul ne pourra impun\u00e9\u00adment pr\u00e9tendre que tu n\u2019es pas ma fille !\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>La jeune femme \u00e9berlu\u00e9e, rencontre par-dessus le bras du grand homme le regard complice de ma\u00eetre Leclerc, p\u00e8re, qui lui adresse un grand clin d\u2019\u0153il. Elle d\u00e9couvre, dans le m\u00eame mouvement, l\u2019homme qui l\u2019accompagne, et que la haute stature de Jacques lui avait jusque-l\u00e0 cach\u00e9. Comme dans un r\u00eave, elle s\u2019entend r\u00e9pondre un simple \u201cmerci mon Dieu\u201d, qui n\u2019engage \u00e0 rien. D\u00e9j\u00e0, l\u2019avocat profite du nouveau coup port\u00e9 par la toute petite C\u00e9cilia \u00e0 la confiance du gardien-chef-de-nuit pour continuer son travail de sape. Il a gentiment attrap\u00e9 l\u2019homme par le cou et lui glisse directement dans le conduit auditif des mots inaudibles pour les autres participants. Le bonhomme repart pour une s\u00e9ance de grattouillage \u00e0 tous les \u00e9tages, avant de dire banco, avec une mauvaise volont\u00e9 \u00e9vidente. Jacques et le notaire sont aussit\u00f4t pri\u00e9s d\u2019aller aider ces demoiselles \u00e0 ranger leurs affaires, tandis que J\u00e9r\u00f4me suit le gardien dans son cagibi pour r\u00e9gler quelque d\u00e9tail de Canada-droit (\u00e7a a le go\u00fbt du droit, \u00e7a a l\u2019odeur du droit, la victime est persuad\u00e9e que c\u2019\u00e9tait bien du droit, jusqu\u2019au moment, trop tardif, ou elle se rend compte qu\u2019en fait, c\u2019est elle qui a \u00e9t\u00e9 gauche !). Moins d\u2019un quart d\u2019heure plus tard, la vieille Jaguar repart vers la Bretagne avec son plein chargement d\u2019\u00e2mes. Jacques, eu \u00e9gard \u00e0 la longueur de sa carcasse, a eu le droit de s\u2019installer devant, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du notaire qui, malgr\u00e9 toutes ces tribulations, ne veut pas imaginer un seul instant qu\u2019il pourrait confier \u00e0 quiconque le volant de sa v\u00e9n\u00e9rable voiture. Oc\u00e9ane est assise derri\u00e8re, au centre de la banquette, entre C\u00e9cilia, qui, cal\u00e9e contre sa m\u00e8re, s\u2019est endormie dans un sourire, et l\u2019avocat, qui a d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019un peu d\u2019air breton lui ferait du bien. Moi, je me suis install\u00e9 sur la lunette arri\u00e8re, comme un gros chat, et je regarde ma fille. C\u2019est \u00e0 moi qu\u2019elle sourit ainsi dans son sommeil. Elle sait que je suis l\u00e0, et que je veille.<\/p>\n\n\n\n<p>Le voyage, commenc\u00e9 dans l&rsquo;all\u00e9gresse des retrouvailles, permet aux adultes de se donner mutuellement les derni\u00e8res nouvelles de \u00ab\u00a0l&rsquo;Affaire\u00a0\u00bb, entendue dans toute sa complexit\u00e9. Mon p\u00e8re revient sur son voyage au Canada, puis explique le stratag\u00e8me que lui et moi avons mis au point. Il tait bien \u00e9videmment mon r\u00f4le dans l&rsquo;histoire, ce qui n&rsquo;a aucune impor\u00adtance, puisque C\u00e9cilia seule serait en mesure de le croire. Il a ainsi le bonheur de confirmer \u00e0 Oc\u00e9ane que, sous r\u00e9serve qu&rsquo;elle en accepte le principe, il a effectivement fait d&rsquo;elle sa fille, et, par voie de cons\u00e9quence, a dans le m\u00eame temps officialis\u00e9 l&rsquo;existence de C\u00e9cilia comme sa petite-fille, m\u00eame s&rsquo;il lui a fallu pour ce faire emprunter une voie d\u00e9tourn\u00e9e. Tr\u00e8s \u00e9mue, mon ex accepte d&rsquo;un battement de cil. Pour rompre la tension, le notaire, conteur hors pair, fait alors rire tout le monde en rappelant leurs tribulations face \u00e0 l&rsquo;administration, depuis le passage \u00e0 la mairie de Paris, jusqu&rsquo;au cin\u00e9ma mont\u00e9 pour le gardien du centre, sans oublier le fonctionnaire du minist\u00e8re de l&rsquo;int\u00e9rieur. Il donne habilement le beau r\u00f4le \u00e0 son fils, qui, tout \u00e0 coup muet, ne sait que sourire b\u00eatement. S&rsquo;il m&rsquo;en restait une, je mettrais ma main au feu que l&rsquo;imm\u00e9diate proximit\u00e9 d&rsquo;Oc\u00e9ane lui donne des id\u00e9es que la morale r\u00e9prouve, hors mariage, s&rsquo;entend. Enfin, ce ne sont plus mes affaires.<\/p>\n\n\n\n<p>La nuit est arriv\u00e9e, et, avec elle, l&rsquo;ambiance est retomb\u00e9e comme un souffl\u00e9 que l&rsquo;on fait attendre. Fatigu\u00e9 par la tension subie ces derniers jours, et par le d\u00e9calage horaire qu&rsquo;il n&rsquo;a sans doute pas fini d&rsquo;encaisser, Papa s&rsquo;endort assez vite, avec aux l\u00e8vres un sourire qui prouve que C\u00e9cilia ne ressemble pas seulement \u00e0 sa grand-m\u00e8re. Oc\u00e9ane le suit d&rsquo;assez pr\u00e8s, et glisse doucement dans son endormissement contre la poitrine de l&rsquo;avocat qui, du coup, n&rsquo;ose plus bouger. Il ne tarde pas \u00e0 plonger lui-m\u00eame, un peu avant d&rsquo;arriver au Mans. Lui aussi sourit \u00e0 ses r\u00eaves. Cette voiture, c&rsquo;est l&rsquo;auberge du bonheur. \u00c7a en devient presque g\u00eanant, j&rsquo;ai l&rsquo;impression de m&rsquo;engluer dans la guimauve. Seul, le notaire reste vaillant \u00e0 son volant. Quoique ! A certains petits indices, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que je vais trouver \u00e0 m&#8217;employer, si je ne veux pas que ce petit voyage tourne au drame. Le papy Alphonse a beau poss\u00e9der une nature g\u00e9n\u00e9reuse, \u00e7a fait quand m\u00eame plus de trente-six heures qu&rsquo;il est debout, dont presque une quinzaine pass\u00e9e au volant. Sans compter que ces escogriffes, tout \u00e0 la joie des retrouvailles, n&rsquo;ont m\u00eame pas pens\u00e9 \u00e0 s&rsquo;arr\u00eater pour manger un morceau. Subrepticement, mais c&rsquo;est maintenant chez moi une seconde nature, je m&rsquo;installe entre les deux si\u00e8ges avant, et je guette les signes avant-coureurs de l&rsquo;endormissement du conducteur. Par deux fois, je contr\u00f4le un d\u00e9but de d\u00e9viation vers le bas-c\u00f4t\u00e9. \u00c7a ne peut plus durer comme \u00e7a ! J&rsquo;ai tout d&rsquo;abord l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9veiller mon p\u00e8re, afin qu&rsquo;il prenne le relais. Et puis, la tentation de me mettre au volant d&rsquo;une v\u00e9n\u00e9rable Jag prend le dessus. Tout doucement, je m&rsquo;insinue dans le notaire. Je prends sa place, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de son corps, pendant que son esprit, inconsciemment rass\u00e9r\u00e9n\u00e9 par ma pr\u00e9sence, s&rsquo;inscrit pour un instant aux abonn\u00e9s absent. C&rsquo;est une sensation extraordinaire. Me voici vraiment devenu ange gardien, m\u00eame si je n&rsquo;en ai pas le dipl\u00f4me. J&rsquo;am\u00e8ne tran\u00adquillement la grosse berline, jusqu&rsquo;\u00e0 Rennes, sans encombre. Pendant que nous accomplissons le contournement de la ville par la rocade sud, mon p\u00e8re se r\u00e9veille \u00e0 demi, et demande \u00e0 son ami, s&rsquo;il ne d\u00e9sire pas un relais. Je lui r\u00e9ponds, par la voix du notaire, que les jeunes ont davantage besoin de sommeil que les anciens. La r\u00e9partie doit sonner juste, puisque ce cher Jacques se rendort aussit\u00f4t. Une heure plus tard, \u00e0 l&rsquo;approche de Guingamp, je r\u00e9veille doucement le vieux conducteur, et lui rend insensiblement le volant, sans qu&rsquo;il se rende compte de ce qui s&rsquo;est pass\u00e9. Apr\u00e8s avoir v\u00e9rifi\u00e9 qu&rsquo;il tient bon la rampe, je retourne me lover sur ma lunette arri\u00e8re. Franchement, c&rsquo;est fascinant d&rsquo;\u00eatre mort, au pays des vivants.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand nous arrivons au manoir, le calendrier a largement saut\u00e9 son pas quotidien. Deux heures sonnent au clocher de l&rsquo;\u00e9glise du village, il doit donc \u00eatre approximativement deux heures moins cinq. Tous les cur\u00e9s vous le diront, les horloges d&rsquo;\u00e9glise avancent toujours de cinq minutes, c&rsquo;est pour \u00eatre s\u00fbr que les paroissiens ne seront pas en retard \u00e0 la messe. Notre arriv\u00e9e intempestive ne surprend pourtant pas les Martinez. Les chers vieux nous attendaient, plus ou moins assoupis sur la table de la cuisine. Marie prend imm\u00e9diatement les choses en mains, et se lance dans la pr\u00e9paration d&rsquo;un rapide en-cas, le temps que Maurice aille pr\u00e9parer deux chambres pour les ma\u00eetres associ\u00e9s. Oc\u00e9ane s&rsquo;esquive, C\u00e9cilia, endormie, dans les bras. Je la suis jusqu&rsquo;\u00e0 la chambre de la petite. La m\u00e8re se contente d&rsquo;enlever ses chaussures et sa robe \u00e0 l&rsquo;enfant, avant de la glisser entre les draps. Puis elle l&#8217;embrasse tendrement, et sort rejoindre le gros de la troupe en bas. Moi, je reste un moment dans la pi\u00e8ce \u00e0 regarder ma petite fille. Au moment pr\u00e9cis o\u00f9 les pas de sa m\u00e8re marquent la fin de l&rsquo;escalier, C\u00e9cilia ouvre les yeux, s&rsquo;assied dans son lit, et me regarde avec le sourire espi\u00e8gle d&rsquo;un enfant heureux d&rsquo;avoir jou\u00e9 un bon tour \u00e0 sa maman. Puis elle me demande, sur un ton trop affirmatif pour qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une question :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;\u00a0\u00bb C&rsquo;est toi qui as tout fait, pas vrai ?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Oui petite C\u00e9cilia, c&rsquo;est moi.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; J&rsquo;en \u00e9tais s\u00fbre. J&rsquo;ai eu dr\u00f4lement peur, quand les gendarmes sont venus nous prendre.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Ils \u00e9taient donc si m\u00e9chant, ces gendarmes ?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Oh non ! C&rsquo;est pas eux qui m&rsquo;ont fait peur. C&rsquo;est toi. Pourquoi tu n&rsquo;as rien fait pour les emp\u00eacher ?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; C&rsquo;est un peu compliqu\u00e9 \u00e0 expliquer \u00e0 une petite fille qui tombe de sommeil.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; J&rsquo;ai pas sommeil, j&rsquo;ai dormi dans la voiture.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; C&rsquo;est quand m\u00eame tr\u00e8s compliqu\u00e9 \u00e0 expliquer.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Essaie, s&rsquo;il te pla\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Et bien, si j&rsquo;\u00e9tais intervenu \u00e0 ce moment-l\u00e0, j&rsquo;aurais peut-\u00eatre pu effrayer les gendarmes, mais \u00e7a n&rsquo;aurait gu\u00e8re arrang\u00e9 votre situation \u00e0 ta maman et \u00e0 toi. D&rsquo;autres gendarmes seraient venus, plus tard, puis d&rsquo;autres encore, et votre vie serait devenue un enfer. Alors que, maintenant, c&rsquo;est termin\u00e9 pour de bon. Tu seras tranquille tout le reste de ta vie au manoir, et ta maman aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Parce que tu veilleras sur nous deux.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Non, petite fille, il va falloir que je m&rsquo;en aille. Mon travail ici est termin\u00e9 maintenant. Il me faut retourner au ciel. C&rsquo;est ton papy Jacques qui veillera sur vous deux \u00e0 ma place.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Mais ce n&rsquo;est pas un ange !<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Non, ce n&rsquo;est pas un ange. C&rsquo;est encore mieux, c&rsquo;est un grand-p\u00e8re. Tu sais, petite fille, je ne peux pas te dire pourquoi, mais papy Jacques, c&rsquo;est ton grand-p\u00e8re pour de vrai. Peut-\u00eatre que ta maman t\u2019expliquera tout \u00e7a, quand tu seras plus grande. Maintenant, il faut que tu te rallonges, et que tu t&rsquo;endormes.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; On se verra plus, alors ?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Non C\u00e9cilia, on ne se verra plus. C&rsquo;est mieux comme \u00e7a. Mais \u00e7a aussi, tu le comprendras peut-\u00eatre plus tard. Au revoir C\u00e9cilia.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Pourquoi tu restes pas, on dirait que tu serais mon Papa.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; J&rsquo;aimerais bien jouer \u00e0 ce jeu-l\u00e0 avec toi, petite fille. Mais c&rsquo;est impossible. Garde-moi une petite place dans tes r\u00eaves. Je suis s\u00fbr que c&rsquo;est un endroit o\u00f9 je serais bien. Adieu C\u00e9cilia.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Au revoir Papa.\u00a0\u00bb<\/p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>chapitre 26 Papa ? Quand le d\u00e9tective canadien entre dans le bureau de Dali di St\u00e9phano, il ne sait pas pourquoi il a \u00e9t\u00e9 si brutalement convoqu\u00e9. A sa connaissance, tout fonctionne comme il l&rsquo;a pr\u00e9vu. Il sait, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de de Courcy, que leur coup de semonce a port\u00e9 au ras de la flottaison. 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